Un matin de Paris.


Dans mes périodes de réflexions profondes qui me rendent antiphatique, je retrouve le temps pour chaque chose, pour regarder la pluie tomber, le soleil du matin et celui du soir, écouter du jazz. Et dans le bordel incontestable qui règne dans ma tête, je trouve une place pour un petit rêve ordinaire: que ma vie ressemble à un matin de Paris doucement ensoleillé. Une vie pleine de pensées contradictoire, une vie pour l'amour et les roses. Fumer excessivement afin de regarder sa raison s'échapper en même temps que les volutes de fumée. Libre, sans aucune métaphysique pour prétendre guider mes pas, je pourrais marcher sans savoir ou je vais et sans avoir à me justifier. Je laisserais filtrer les rayons du soleil à travers mes rideaux transparents. Des ridaux qui laisse passer le matin. Dans mon pyjama de dentelle, je regardais Paris qui s'éveille, comme je l'ai vu s'éteindre la veille. J'oublierais de manger tant la pensée de mes amours soulèveraient nombres de questions existencielles désuées de sens. Génération peinarde et blasée, juste heureuse de vivre, de faire une course à vélo, de cueillir une fleur et de la mettre dans ses cheveux, fumer une cigarette et se dire que c'est pas bien, s'en foutre finalement, regarder une peinture ou se parfumer pour aller voir son amant. Je voudrais que ma vie ressemble à une chanson d'Edith Piaf.
Et finalement, on est quoi? En fin de compte, on est qui?
On est des gens paumés.



Laurie Corral, Un matin de Paris.

# Posté le lundi 01 septembre 2008 08:36

Modifié le lundi 12 octobre 2009 11:02

Playlist

# Posté le samedi 10 octobre 2009 16:05

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 06:04

Take my hand and walk away.

# Posté le mardi 26 août 2008 05:39

Modifié le mardi 20 octobre 2009 13:39


« Je suis un pacemaker en panne »
Frédéric Beigbeder

# Posté le lundi 29 septembre 2008 12:46

Modifié le samedi 10 octobre 2009 14:19

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Viens, mon beau chat, sur mon c½ur amoureux ;
Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,
Mêlés de métal et d'agate.
Lorsque mes doigts caressent à loisir
Ta tête et ton dos élastique,
Et que ma main s'enivre du plaisir
De palper ton corps électrique,
Je vois ma femme en esprit. Son regard,
Comme le tien, aimable bête,
Profond et froid, coupe et fend comme un dard,
Et, des pieds jusques à la tête,
Un air subtil, un dangereux parfum,
Nagent autour de son corps brun.

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Charles Baudelaire Les Fleurs du Mal XXXIV. Le Chat

# Posté le mardi 02 septembre 2008 05:02

Modifié le dimanche 27 septembre 2009 10:55